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Photo LAPLACE, Pierre-Simon, de. 

Les sept premiers volumes, en deuxième édition et imprimés sur papier vergé, sont dans de belles reliures aux armes du Marquis de Laplace, et ont été offerts à Louis Crussard (1876-1959), élève sorti major de l'École Polytechnique en 1897. Il entre en 1898 comme élève-ingénieur du corps des mines à l'École nationale supérieure des mines de Paris et en sort en 1901. Il est le cofondateur de l'École nationale supérieure des mines de Nancy.

Le prix avait été fondé par Mme la Marquise de Laplace, aux frais de l'État et sur ordre de Louis-Philippe. Il comportait ces sept volumes uniquement.
La publication complète s'étant étalée jusqu'en 1912, nous y joignons les sept volumes suivants, en édition originale, permettant ainsi d'avoir la série complète des oeuvres de Laplace, ainssi que le volume séparé des tables qui figurent aussi en fin du tome 14 mais ont aussi été publiées à part pour plus de facilité de consultation.

Laplace, surnommé le "Newton français", est l'une des figures scientifiques les plus brillantes de son époque. Il est à l'origine des plus profonds progrès dans l'astronomie, les mathématiques, la physique et la théorie des probabilités.
Les cinq premiers volumes sont consacrés à la Mécanique Céleste, les deux suivants au Système du Monde et à la Théorie des Probabilités. Les sept derniers contiennent les Mémoires de Laplace à l'Académie des Sciences et les articles parus dans les revues scientifiques comme le Journal de l'École Polytechnique.

Photo DESCARTES, René. 

Edition originale.

Très rare exemplaire avec page de titre dans un état non répertorié au nom de Jacques Le Gras.

Descartes rédigea ce traité en 1632 et 1633. Il y défend en particulier le système héliocentrique de Copernic mais suite à la condamnation de Galilée, il renonce à publier cet ouvrage de son vivant.
Il ne sera finalement publié, selon sa volonté, qu'après son décès. A la fin de 1663 la famille Le Gras et Clerselier se disputeront le privilège de publier les oeuvres posthumes de Descartes. Pour le "Monde" c'est Jacques Le Gras qui en déposera le privilège le premier. (cf. BULLETIN CARTÉSIEN V. (1976). Archives de Philosophie, 39(3), 445–494)
Jacques Le Gras, le détenteur du privilège, le partagea ensuite avec Thomas Girard (son beau frère) et Michel Bobin.

Notre page de titre est inconnue à Tchermerzine et Guibert ainsi qu'à Mathias Van Otegem qui dans sa bibliographie des oeuvres de Descartes parue en 2002, après avoir consulté les exemplaires présents en bibliothèques publiques, ne décrit que quatre états de la page de titre de cette édition.
Notre exemplaire présente donc un cinquième état non décrit de la page de titre .
Notre page de titre possède la même marque typographique que l'état Thomas Girad (à 6 fleurons) canoniquement considérée comme ornant la véritable édition originale, mais au nom de Jacques le Gras. De plus comme l'exemplaire "Thomas Girad" de la bibliothèque de Munich (BSB: Rar. 4594) notre page de titre est margée plus courte que le reste du corps d'ouvrage et imprimée avec les mêmes caractères, ce qui suggère une impression dans le même temps.
Les exemplaires possédant une page de titre recomposée avec une marque typographique "à l'oiseau" ne venant, d'après les bibliographes, que dans un second temps.

Nous avons trouvé d'autres exemplaires portant notre page de titre : exemplaires des bibliothèques de la Sorbonne, de Poitiers, du Mans, ...

"Dans Le Monde, Descartes veut ruiner les concepts de la scolastique, et «évacuer» la physique d'Aristote, en donnant une interprétation physique de la nouvelle astronomie héliocentrique. Par opposition au finalisme traditionnel, il envisage, sous la forme d'une «fable», la formation mécanique du cosmos, à partir d'un état initial de chaos (parcelles de matière de forme et grandeur diverses agitées de mouvements tous azimuts) et uniquement en vertu des lois générales de la nature: principe d'inertie, lois de la communication du mouvement, etc..." Robert Maggiori, Libération, 26/12/1996

Nombreuses figures sur bois dans le texte.

Photo [MANUSCRIT]. 

Manuscrit original.
Très rare manuscrit de comptes rendus de séances de spiritisme.
La vague spirite débarque en France en 1854, et se répand dans tous les milieux de la société. On se souviendra par exemple des célèbres séances de Victor Hugo à Guernesey…

Dans les décennies suivantes, dans toutes les familles bourgeoises, on essaie de faire tourner ou danser les tables. Les méthodes de contact spirite s’affinent, on voit apparaître les méthodes d’écriture automatique en présence ou non d’un médium.

Très peu de séances de cette époque ont laissé des traces écrites.
Le manuscrit que nous présentons est la retranscription de séances d’écriture automatique s’étant déroulées entre octobre 1866 et mars 1867 dans la famille Moret. Les premières séances se déroulent en présence de la médium Mme Parain puis à Bordeaux avec l’aide de Mme Benoit.

Mme X. (non identifiée) y contacte d’abord son grand père décédé Louis Pierre Moret. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle retranscrit le contenu de ses communications dans ce carnet qui appartenait à son grand père. Les premières communications sont courtes, mais peu à peu l’esprit prend confiance et les communications sont plus longues. C’est ensuite sa mère Marie Louise Moulins qui « prend » la plume, puis son père Moret. Il est d’ailleurs amusant de constater que les signatures des esprits se différencient peu à peu.

Les esprits conseillent à leur descendante de prier pour eux, d’être charitable et surtout de diffuser les idées du spiritisme ! On sait que son mari s’est essayé à une séance mais semble très sceptique…Dans une communication l’un des esprits évoque l’Autre monde qui est organisé en planètes hiérarchisées selon le degré de sagesse, le sommet semble en être la planète Junon.

Manuscrit de 70 pages tout à fait passionnant à lire !

Le livre est poursuivi par une autre main (probablement au début du XXème siècle) qui s’en est servi pour noter des citations et pensées célèbres (sur 114 pages, une vingtaine de feuillets ont été découpés dans cette partie) puis restent 250 pages vierges.

Photo ARAGON, Louis. 

Edition originale du poème le Front rouge.
A la suite de la publication du "Front Rouge" poème d'Aragon dans le premier numéro de la revue "La Littérature de la Révolution mondiale", le gouvernement poursuivit le poète pour provocation à l'assassinat.
Aragon dans ce poème appelait en effet à "descendre des flics" et "à balayer l'Elysée". Les exemplaires de la revue furent donc saisis et détruits par la justice.
Les surréalistes prirent immédiatement la défense de leur camarade et publièrent une série de pamphlets et de tracts. André Breton y défend notamment la liberté totale de la poésie. Cependant, Aragon ne se reconnaît pas dans les textes de Breton et annonce sa rupture avec le mouvement surréaliste en mars 1932.
Episode important de l'histoire littéraire française au cours duquel chacun des acteurs du mouvement surréaliste a pu exprimer sa position sur la place de la poésie dans la société.
Rare exemplaire de cette revue ayant échappé à la saisie judiciaire, absent de la plupart des collections consacrées au surréalisme.

André Vasseur, érudit et grand collectionneur de revues littéraires, a ici complété l'exemplaire de la revue avec huit autres pièces (brochures et tracts) publiés par les milieux surréalistes à propos de cette affaire. Sur une page regroupant des notes bibliographiques de sa main, il remarque que les recueils de ce genre ne possèdent pas le n°1 de "La Littérature de la Révolution mondiale".

1- Le Surréalisme son autonomie, L'Affaire Aragon
(10 pages, extrait d'une revue surréaliste).
2-Le Front rouge in. n°1 de "La Littérature de la Révolution mondiale".
3- BRETON, Misère de la poésie, l'Affaire Aragon devant l'opinion publique, Paris, éditions surréalistes, 1932
31 pages.
Monté sur onglet, couverture conservée.
Edition originale. Libelle écrit par André Breton à la suite de l'affaire Aragon, publié aux éditions surréalistes en 1932.

4- L'Affaire Aragon, [v. 1932]
(4) pages. Impression en rouge. Monté sur onglet.
Tract accompagné d'une déclaration de solidarité avec Louis Aragon à propos de son poème "Front rouge".

5- La Poésie Transfigurée, 30 janvier 1932.
(4) pages. Monté sur onglet.
Tract signé par Magritte, Mesens, Nouge et Souris pour défendre Aragon

6- Protestation, Bruxelles 2 mars 1932
(1) page. Monté sur onglet.
Tract signé par le milieu surréaliste belge pour défendre Aragon.

7- Paul ELUARD, Certificat,
(1) page. Monté sur onglet.
Tract signé par Eluard dans lequel il annonce la rupture d'Aragon avec le surréalisme.

8- Paillasse! (Fin de "L'Affaire Aragon"), mars 1932
12 pages. Monté sur onglet.
Déclaration commune des surréalistes. Les signataires de cette déclaration n'y vont pas de main morte, montrant les contorsions auxquelles Aragon a dû se livrer pour concilier les ordres de la Troisième Internationale (communiste) et sa fidélité à l'activité et au groupe surréaliste.
La violence du titre ne se retrouve guère dans le propos, qui expose calmement - mais impitoyablement - une série de pièces, lettres privées et déclarations publiques.

9- Autour d'un poème, 5 avril 1932
4 pages. Monté sur onglet
Tract signé par Alexandre et Unik dans lequel ils tentent d'approuver Aragon sans donner tort à Breton, daté du 5 avril 1932.

Photo CLAIRAUT, Alexis. 

Edition originale des tables de la Lune issues des travaux d'Alexis Clairaut sur le problème des trois corps.

"Entre 1747 et 1754, trois des plus grands mathématiciens de leur temps, Euler, D'Alembert et Clairaut s'opposent sur un projet commun : développer de nouvelles méthodes mathématiques afin de résoudre le problème complexe posé par le mouvement de la Lune, soumise à la fois à l'attraction gravitationnelle de le Terre et du Soleil. [...] Mais l'enjeu n'est pas seulement mathématique. Il devenait en effet urgent, pour les besoins de la navigation astronomique, pour la sureté des routes maritimes et commerciales, et pour la sauvegarde des équipages de disposer enfin de tables donnant la longitude écliptique de la Lune avec une précision suffisante afin de rendre la méthode des distances lunaires afin applicable en mer." (Guy Boistel. Au-delà du problème des trois corps : Alexis Clairaut et ses tables de la Lune à vocation nautique (1751-1765) Actes du congrès d'histoire des sciences et des techniques, Poitiers, 20-22 mai 2004).

L'enjeu à la fois scientifique et commercial explique que Clairaut dans l'introduction de ses tables indique la chronologie précise de la divulgation au public de ses découvertes mathématiques. Bien que proposant la solution mathématique la plus juste du problème des trois corps, il sera devancé par l'allemand Mayer qui publie en 1753 ses tables établies de façon empirique. Et c'est Mayer qui sera récompensé par le Board of Longitude du prix de 3000 livres sterling au grand dam de Clairaut.

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