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PLUTARQUE. Les Vies des hommes illustres de Plutarque, reveues sur les mss et traduites en françois avec des remarques historiques et critiques, et le Supplément des comparaisons qui ont estés perduës.
On y a joint les testes que l'on a pu trouver, et une Table generale des matieres par M. Dacier. 

Paris, Clousier, 1721.

Première édition complète de la traduction donnée par Dacier.
Le vol. 8 contient la Vie de Plutarque par Dacier et la Chronologie pour les vies de Plutarque par le même.
Les « Vies parallèles des hommes illustres » rassemblent cinquante biographies, dont 46 sont présentées par paire, comparant un Grec et un Romain célèbres (par exemple Thésée et Romulus, Alexandre le Grand et César, Démosthène et Cicéron). À la fin de chaque doublet, la plupart du temps, un bref texte compare les deux personnages. Nous avons perdu la première paire, consacrée à Épaminondas et Scipion. Parmi les biographies séparées figurent celles d'Artaxerxès II, Aratos, et les huit biographies de Césars, d'Auguste à Vitellius.

On date l'écriture de ces biographies entre 100 et 110.
Les Vies parallèles sont l'œuvre la plus connue de Plutarque.
Elles étaient admirées de Montaigne comme du Grand Condé ; Corneille et Shakespeare y ont puisé des sujets de tragédie (le Sertorius de Corneille). Le 18e s. en donne une double lecture : si la traduction d'Amyot paraît désuète, si Voltaire ou l'« Encyclopédie » l'éreintent, la nouvelle traduction de Dacier en 1721 lui redonne vie ; Rousseau ou Mme Rolland trouvent en lui à la fois l'exaltation républicaine et héroïque qui triomphera sous la Révolution, et une sensibilité romanesque qui séduit auteur et lecteurs de la Nouvelle Héloïse. André Dacier (1651-1722) était un philologue et traducteur français.

CHOISEUL, Duc de. Mémoires de M. le Duc de Choiseul, ancien Ministre de la Marine, de la Guerre, des Affaires étrangères, écrits par lui-même et imprimés sous ses yeux, dans son cabinet à Chanteloup, en 1778. 

Paris, Buisson, 1790.

Etienne-François, duc d'Amboise et de Choiseul, connu d'abord sous le nom de comte de Stainville, naquit le 28 juin 1719, d'une ancienne famille qui tirait son nom de la terre de Choiseul, en Champagne. Il entra au service dans l'armée de terre, obtint un avancement aussi rapide que mérité, et, à l'âge de quarante ans, était lieutenant général. La faveur de Madame de Pompadour lui valut l'ambassade de Rome (1754-1757) par laquelle il débuta dans la carrière politique, puis il fut envoyé à Vienne (1757) où il conclut l'alliance de la France et de l'Autriche, au début de la guerre de Sept Ans. A son retour, en 1758, il remplaça le cardinal de Bernis aux affaires étrangères. Créé bientôt duc et pair, il prit le portefeuille de la guerre, à la mort du maréchal de Belle-Isle, en 1761, et, laissant les relations extérieures à son cousin le duc de Praslin, il réunit, la même année, les deux ministères de la guerre et de la marine qu'il conserva jusqu'en 1766, époque où il permuta avec le duc de Praslin.

Ministre de la guerre, Choiseul projeta la descente de 1759 que fit avorter le désastre de M. de Conflans, commit la faute d'abandonner le Canada, conclut le Pacte de famille avec les quatre branches de la maison de Bourbon régnant en Europe, et réorganisa l'armée par l'ordonnance de 1762.

Ministre de la Marine, il fit preuve d'une activité souvent brouillonne et s'efforça de réparer les pertes subies pendant la guerre de Sept Ans. Il développa les constructions navales en obtenant des villes ou des provinces le don de sommes destinées à construire des vaisseaux et régénéra le « grand corps » par l'ordonnance de 1765, mais sans pouvoir élever les plébéiens aux grades supérieurs, à cause de la résistance des officiers « rouges ». Il acheta à la compagnie des Indes, tombée en dissolution, Lorient qui devint notre quatrième port de guerre, donna un excellent régime aux Mascareignes et aux Antilles, et fit de Saint-Domingue la plus florissante colonie du globe; mais il échoua complètement dans une tentative de colonisation de l'insalubre Guyane. Le duc de Praslin, qui le remplaça en 1766, continua son oeuvre.

De son côté, Choiseul acheta la Corse aux Génois, et s'empara de l'île en dépit de Paoli et des anglais. C'était en 1768, un an avant la naissance de Napoléon. Les deux ministres tombèrent en 1770 pour n'avoir pas voulu plier devant madame Dubarry. Exilé dans sa terre de Chanteloup, près d'Amboise, Choiseul y reçut, malgré le roi, les témoignages de l'estime publique. Toutefois, Louis XV lui rendit justice quand il s'écria que, si Choiseul était resté au pouvoir, la Pologne n'eût pas été partagée en 1772.

Exemplaire broché, tel que paru, à toutes marges.

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