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VERLAINE, Paul. Invectives. 

Paris, Léon Vanier, 1896.

Un volume in-12 (182x116 mm), (4)-155-(1) pages.  reliure : Demi maroquin à coins du début du vingtième siècle, dos lisse orné, portant le titre doré. Tête dorée. Couverture et dos d'origine conservés. Reliure signée par Franz. Trois coins abîmés.

Édition originale.
Cette édition a été publiée par Vanier peu après la mort de Verlaine, d'après un manuscrit en sa possession que le poète s'était jusqu'alors refusé à laisser paraître.
Verlaine a conçu la plupart des 71 pièces du recueil comme une oeuvre vengeresse.
Verlaine s'en prend ainsi à la poésie et aux écrivains contemporains ("l'Art poétique ad hoc", "Littérature", "Metz", "Portrait académique", "A Édouard Rod", "Ecce iterum Crispinus", "la Ballade de l'école romane", "Jean-René", "Conseils", "Pour Moréas", "l'Éternel Sot", "Arcades ambo"). Il invective également les éditeurs dans "Anecdote", "Un éditeur", "Ballade en faveur de Léon Vanier et Cie". Ailleurs, il stigmatise violemment la République et les politiciens ("Buste pour mairies", "Thomas Diafoirus", "Nébuleuses", "Opportunistes", "Un peu de politique"). Il fustige aussi bien les responsables de l'urbanisme ("Un peu de bâtiment") que les Parisiennes ("Contre les Parisiennes", "Sur la manie qu'ont les femmes actuelles de relever leurs robes"). Les institutions qui assurent le maintien de l'ordre social, c'est-à-dire surtout la justice ("A un magistrat de boue", "Autre magistrat", "Compliment à un magistrat", "Sonnet pour larmoyer") et la police ("Petty larcenies", "Cognes et flics") sont également l'objet de la vindicte du poète.

Invectives est le recueil de la haine et des rancunes, d'une hargne généralisée à laquelle seule, semble-t-il, la mort du poète put mettre un terme.

Prix : 300 €

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