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Belles reliures

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Photo [LIVRE D'HEURES IMPRIMÉ SUR PAPIER]. 

Il s’agit de l’exemplaire cité par Bohatta [710] et il est inconnu de Mac Farlane.
Imprimées en caractères gothiques, ces heures sont composées de textes et de prières en latin, accompagnés de phrases en français dans les encadrements. Elles sont conformes à l’usage de Rome et sont principalement dédiées à la dévotion de la Vierge.
Les textes sont précédés d’un almanach pour les années 1503 à 1521 et d’un calendrier.

L’ouvrage est orné, en outre de la figure représentant Vérard priant, de l’Homme anatomique entouré des 4 tempéraments (colérique, mélancolique, sanguin et flegmatique), du Saint Graal dévoilé par 4 anges, de la marque de Vérard, et de 16 grandes figures sur bois : le martyre de Saint Jean à la Porte Latine
(Saint patron des imprimeurs), l’Arbre de Jessé, l’Annonciation, la Visitation,la Crucifixion, la Pentecôte, la Visitation (double), la Nativité, l’Annonce aux bergers, l’Adoration des Mages, la Présentation au temple, la Fuite en Égypte, la Dormition de la Vierge, Bethsabée au bain, une scène de banquet ou de mariage
de l’Ancien Testament et la représentation du Dogme catholique.
Les scènes sont composées comme des tableaux miniatures avec l’utilisation de la perspective pour l’effet de profondeur et l’utilisation de l’architecture (avec les arcs en accolade et les colonnes) pour structurer
la composition et former un écrin.
L’ornementation des textes se compose de fines frises (fleurs, feuilles, animaux) et de vignettes historiées ayant pour thème le Nouveau Testament, les 4 évangélistes et des Sibylles, sur fonds criblés.

Exemplaire imprimé sur papier, bien conservé, avec les initiales en rouge et en bleu. Il porte en deux endroits la signature H.Van Veen, et sur un feuillet de garde un portrait à l’encre à la date de 1560.

Belle reliure ornée de fers azurés sur fond de cire noire.

Exemplaire Rahir (II, 1931 n° 342), André Hachette (1953, n°73) et Charles V. D. Elst, président de la Société royale des bibliophiles et iconophiles de Belgique (1985, n° 106 de la vente Monte Carlo).

Photo GRASSET, Eugène || GILLOT, Charles. 

L'histoire des quatre fils Aymon est un récit légendaire d'origine française, qui fut à l'origine une chanson de geste issue du cycle carolingien. Les quatre héros, fils du Duc Aymon, sont présentés à Charlemagne et vont vivre de nombreuses aventures accompagnés d'un enchanteur et d'un cheval extraordinaire.
Leurs aventures sont finement illustrées par Eugène Grasset (1845-1917), un des représentants de l'Art Nouveau. Il mêle, avec délicatesse et simplicité, une iconographie inspirée du Moyen-Age et de la Chevalerie au style Art Nouveau (avec des formes stylisées et des motifs ornementaux caractéristiques comme les fleurs).
Très belle relire de René Granghaud. La qualité d'exécution est remarquable, digne des plus grand maîtres relieur de l'époque.
Et pourtant René Granghaud est resté peu connu. Certainement à cause de son parcours atypique.
Flety ne mentionne que l'existence Victor son fils et de sa belle fille. Il ne s'étend pas plus sur le sujet et nous apprends seulement que Victor exerça rue du Cherche Midi au début du XX° siècle et que sa femme poursuivi l'activité après 1940 au 48 rue du Monsieur le Prince pendant encore une dizaine d'années.
Mais sur René, rien. Rien de rien. Comment est-ce possible ? La quelité de cette reliure est pourtant bien supérieure à ce que pouvait faire son fils et sa belle fille.
Quelques recherches complémentaires nous apprendrons de René (affectueusement appelé papa Granghaud) était pourtant reconnu dans le milieu.
Il avait découvert plusieurs procédés novateurs dans le domaine de la reliure qui ont fait de lui une sorte de maître. Il était considéré comme un artisan habile, un artiste même, ce que confirme notre reliure.
Il exerçait à Choisy-Le-Roi (avenue Victor Hugo) jusqu'en 1909. Puis il vendit son fond de commerce pour s'installer à Palaiseau dans l'espoir d'établir un atelier de papiers colorés suivant l'une de ses invention et destinés à la reliure.
Ce fut hélas un échec et il repris avec son fils son métier de relieur au 23 rue du Cherche Midi à Paris.

René et Victor avaient des idées avancées, très avancées, même.
En un mot, c'étaient des libertaires.
Ils avaient été séduits par l'humanitarisme large de la doctrine et ils menaient une vie en rapport avec leurs idées.
Ainsi les malheureux étaient toujours bien accueillis dans leur maison et leur porte était toujours ouverte à ceux qui souffraient. En toute discrétion, ils ne faisaient que ce qu'ils considéraient comme leur devoir d'homme.
Les Granghaud et la bande à Bonnot :
Victor fréquentai les milieux anarchistes à Choisy Le Roi et était impliqué dans le mouvement mais il s'en éloigna lorsque celui-ci pris une forme radicale.
Et lorsque la Bande à Bonnot, lui demanda asile, c'est avec horreur qu'il envisagea l'hypothèse de cacher de tels bandits.
Anarchiste, libertaire, oui il l'était peut-être encore, mais il ne se sentait rien de commun avec eux et refusa énergiquement.
Considéré comme traitres, les Granghaud furent prévenus par des amis que leurs jours étaient comptés.
En avril 1912, René et Victor firent l'objet d'une attaque de la bande à Bonnot avec échange de coup de feu. Heureusement la balles ne firent qu'effleurer Victor et cet événement fit l'objet d'un article dans le petit Parisien du 28 avril 1912, dont nous tirons toutes ces informations sur René Granghaud.

Photo GRANIER, Camille. 

Editions originales.
Suite de trois textes de Camille Granier alors inspecteur général des prisons. Les deux premiers sont extraits de la Revue générale d'administration, le dernier de la Revue pénitentiaire.

"Le débat rebondit à l’intérieur de la Société générale des prisons en 1895 sous forme d’une discussion autour du rapport de Camille Granier, inspecteur général des prisons. Celui-ci met l’accent sur l’aspect d’assistance pénitentiaire et la nécessité du principe de décentralisation. Il insiste sur les difficultés, les échecs des commissions de surveillance réactivées par tous les gouvernements et en attribue les causes au fait que les prisons étant administrées par une commission composée du président du tribunal, du procureur d’État et de deux membres nommés par le ministre de la Justice, en dehors du personnel administratif, les commissions de surveillance (indépendantes de l’administration) seraient trop autonomes, trop libres et donc dangereuses. Les commissions de surveillance déclineront peu à peu, laissant plutôt la place aux sociétés de patronage (bien que les missions en soient différentes). Ces débats sont néanmoins intéressants car ils mettent en lumière ces actions, ces orientations qui ont voulu “humaniser” ou “socialiser” la prison, ce sera également le cas des visites et conférences dans les prisons." Martine Kaluszynski, "La prison (et sa réforme), un enjeu formateur pour l’État républicain en construction", Revue hypermédia, 2006.

A la fin un texte de 14 pages qui semblent tirée d'un compte rendu de commission parlementaire.

Photo DESCAMPS, Jean-Baptiste. 

Edition originale.
Ouvrage de référence, toujours utile, par le peintre et écrivain d’art français Descamps (1714-1791), contenant des centaines de biographies classées dans l’ordre chronologique, de Van Eyck (1366) à François Krause (1706).
Titres en rouge et noir. Ill. d’1 frontisp. gravé par Lebas, 2 vignettes de dédicace gravées par Le Mire d’après Descamps, 168 portraits en bandeau gravés par Ficquet, Gaillard, Legrand, e.a., d’après Descamps, Eisen et Campion, certains signés à la pointe. Notre ex. contient au t. IV la réimpression, non signalée par Cohen mais qui n’est pas rare, des tables de tous les volumes avec une transcription phonétique des noms afin de «faciliter aux François la prononciation» (pp. v-vii).

On joint un cinquième volume relié à l'identique par le même atelier :
DESCAMPS, Voyage Pittoresque de la Flandre et du Brabant, Paris, Desaint, 1769
xxii-(2)-328-(12) pages et 5 gravures hors texte et 1 carte dépliante.
Cette relation d’un voyage effectué en 1768, conçue par Descamps comme complément à sa «Vie des peintres», propose une nomenclature détaillée des tableaux conservés dans les couvents, églises et hôtels particuliers de Belgique et de France septentrionale (Lille, Saint-Omer...). Louant la richesse de nos collections bien conservées, il demande que des normes de protection soient édifiées pour les protéger du public.

Bel ensemble bien complet du cinquième volume et peu commun aussi bien relié.

Photo CHAMPFLEURY, Jules-François-Félix Husson, dit. 

Édition originale.
L'un des 100 exemplaires sur papier vergé de Hollande (n°83), second papier après 25 sur japon.

Cet ouvrage de Champfleury (1821-1889, écrivain, collectionneur d'art français et conservateur au musée national de la céramique de Sèvres) nous livre ici une Histoire de la Littérature et de l'Art français à l'époque romantique, une période d'effervesence artistique dans tous les domaines.
Les 150 vignettes mettent en lumière les poèmes, les romans, le théâtre, les soirées mondaines, aussi bien les portraits que les costumes des personnes les plus illustres de ce mouvement, tels qu'Alexandre Dumas, Alfred de Musset, Devéria et Tony Johannot.
Cet ouvrage est un parfait condensé de tout ce qui s'est fait de plus intéressant et de plus beau à la période romantique française.

Exemplaire de Paul Eudel, relié aux armes.
Ce dernier fût le biographe de Champfleury et publia "Champfleury, sa vie, son oeuvre et ses collections" en 1891. Cette relation entre écrivains fût entretenue par leur passion et intérêt communs pour l'Art. En effet, Paul Eudel était armateur, négociant, mais il était surtout reconnu comme collectionneur d'art averti et travailla comme critique d'art.
Les deux hommes se sont rencontrés lorsque Champfleury était conservateur au musée national de la céramique de Sèvres.

Exemplaire unique, truffé d'une dizaine de lettres de Chamfleury ou adressées à Champfleury, qui traitent toutes des "Vignettes Romantiques", de la constitution de l'ouvrage (lettre adressée à son ami l'éditeur E. Dentu) à sa réception par certains des artistes cités dans l'ouvrage comme Camille Rogier et par ses amis.
A ces documents, s'ajoute une chemise cartonnée contenant des épreuves de quelques vignettes de l'ouvrage. Des premières épreuves, des épreuves corigées, ainsi que les état définitifs des planches hors texte.
Certaines sont annotées par Champfleury, dont les bons à tirer, validés par Champfleury, de 8 des 10 planches hors texte.

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