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Vous êtes passionné par l’histoire des Sciences ?
Vous trouverez sans doute un livre pour vous parmi nos livres anciens et manuscrits de Mathématiques, Physique, Chimie ou Sciences naturelles.
Les grands noms de la science sont présents sur nos rayonnages : Euclide, Newton, Darwin, Pascal, Lavoisier ainsi que ceux, moins connus, qui ont participé aux progrès scientifiques.

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Photo CLAUDE, Georges. 

Édition originale de cet ouvrage traitant de la production d'air liquide.
Georges Claude est un inventeur industriel qui déposa plusieurs brevets pour pouvoir aboutir à des solutions industriellement viables de liquéfaction de l'air.
Il cofonda avec un camarade d'école, Paul Delorme, la société Air liquide.
Les débuts furent difficiles.
Travaillant le jour dans la Compagnie Thomson-Houston, il passe les nuits à mettre au point son procédé.
« Une société de tramways fournissait l'air comprimé nécessaire à Claude pour ses essais, qu'il effectuait la nuit, car il continuait à gagner sa vie pendant la journée à la Compagnie Thomson-Houston. Entre les essais, il se reposait sur les banquettes des tramways. Les deux années qui suivirent furent marquées par de nombreuses vicissitudes tant techniques que financières, et les deux associés durent augmenter leur apport et le porter à 50 000F».
« Enfin, le 25 mai 1902, une quantité appréciable d'air liquide était produite. » La veille du jour où les associés devaient se rencontrer pour mettre éventuellement un terme à leur aventure !
Détail piquant : Georges Claude ne put montrer le liquide obtenu ; il l'avait placé précieusement dans un vase Dewar et l'avait apporté à son bureau, mais « son ami M. Garfield, le neveu du président américain, était passé par là et avait cassé par inadvertance le récipient. Le premier air liquide produit par Georges Claude était volatilisé. »
L'histoire ne s'arrête pas là car le but est la production industrielle d'oxygène pur, n'avait guère alors d'autre débouché que la production de nuages et de brumes dans les théâtres.
Heureusement le chalumeau oxyacétylénique venait d'être mis au point par Charles Picard. L'Air liquide se lance dans la fabrication de cet appareil nouveau ; le marché de l'oxygène est créé. L'Air liquide distribue ses premiers dividendes en 1906 et ne cessera plus jamais de rémunérer ses capitaux.» (Piganiol).

Photo PRUNIER, Léon. 

Léon Prunier succéda à Baudrimont comme professeur de pharmacie chimique et était pharmacien des hôpitaux (1869), docteur en médecine (1875), docteur es-sciences physiques et agrégé de l’École supérieure de Pharmacie (1878).
Il présida la Société de Pharmacie en 1886, devint membre de l’Académie de médecine en 1887 et directeur de la Pharmacie centrale des Hôpitaux, de 1897 jusqu’à sa mort.
Emouvant ensemble de trois thèses de Léon Prunier jalonnant son parcours scientifique.
Tous avec envois à des membres de sa famille.

I. Étude chimique et thérapeutique sur les glycérines. Baillère. Paris. 1875.
Envoi "A ma belle soeur Mathilde. Hommage respectueux".
Thèse présentée à la Faculté des Médecine de Paris pour obtenir le grade Docteur ès Médecine.

II. Recherches sur la quercite. Gauthier-Villars. Paris. 1878.
Thèse présentée à la Faculté des Sciences de Paris pour obtenir le grade Docteur ès Sciences Physique.
Les travaux de Prunier sur le quercitol sont importants et portent sur sa préparation à l'aide d'acétate de plomb, ses propriétés physiques et chimiques, ainsi que sa réactivité vis-à-vis d'une large gamme de substances chimiques. Prunier a démontré que la décomposition thermique du quercitol à haute température conduisait à la synthèse de composés aromatiques, notamment l'hydroquinone, la quinhydrone et le benzène.
Envoi "A Jules & à Mathilde. Leur frère".

III. Étude sur les Carbures Incomplets qui Prennent Naissance Accessoirement dans le Traitement Industriel des Pétroles d'Amérique. Gauthier-Villars. Paris. 1879.
Envoi "A mon bien cher Oncle Lemarinier. Celle-ci est la dernière thèse que j'aurai à vous faire hommage, ne (?) à même que sur la première & les suivantes. j'y verrai inscrire invariablement, Respect - Affection & Reconnaissance".
Thèse présentée pour obtenir le grade de pharmacien.
Un document pionnier sur les sous‑produits du pétrole.

Photo FARADAY, Michael. 

Première édition française.
Fils d’un forgeron, Michael Faraday naît à Newington, le 22 Septembre 1791. Contrairement à la plupart des grands scientifiques, il ne reçoit aucune formation académique ou universitaire. Il quitte l’école après avoir appris à lire, écrire et compter et devient apprenti relieur à quatorze ans. Doté d’une énorme curiosité scientifique, Faraday profite alors de son métier pour lire et étudier tout ce qui lui passe sous les yeux.
A 17 ans, il s’inscrit à la société philosophique de la City où il suit des conférences et donne son premier exposé sur les deux électricités. A vingt-deux ans, Michael Faraday entre comme garçon de laboratoire à la Royal Institution, où il travaillera toute sa vie, devenant même son directeur douze années plus tard en 1825.
Ces premières recherches dans le domaine de la chimie commencent à porter leurs fruits puisqu’en 1820, Faraday découvre quelques dérivés chlorés du carbone et, en 1823, il met au point des techniques de liquéfaction d’un certain nombre de gaz comme le chlore, le dioxyde de carbone ou l’ammoniaque. Pour le moment, Faraday préfère délaisser l’électricité et se consacrer à la chimie.
A l’époque, les gaz d’éclairage sont obtenus à partir d’huiles de poisson. Lors de leur combustion, ils laissent un dépôt liquide. Faraday se penche, en 1825, sur la question et découvre le benzène. Il s’agit là d’un de ses apports les plus importants à la chimie, ce composé devenant par la suite indispensable aux industriels. En 1831, Faraday est considéré comme un expérimentateur de génie. Il abandonne la chimie pour se consacrer à ce qui va le rendre historiquement et mondialement célèbre : ses recherches sur l’électricité.

Photo HÉRICART FERRAND DE THURY, Louis-Étienne-François. 

Précieux exemplaire provenant de la bibliothèque de personnelle d'Héricart de Thury avec son cachet répété. Qui a fait relié in finé une lettre de remerciement qui lui était adressée pour son rapport sur la céruse de Clichy

Recueil de 4 plaquettes concernant la Céruse.
La céruse est le pigment blanc le plus commun du XIXe siècle.
C’est un carbonate de plomb, beaucoup plus résistant que la peinture à la chaux.
L’utilisation de la céruse augmente avec les débuts d’une production industrielle dans les années 1780 en Hollande et en Angleterre, puis en France en 1809 où s’ouvre une usine à Clichy.

La Céruse de Clichy est fabriquée suivant un procédé inventé par le chimiste Français Thenard en 1801.
La technique était plus rapide et moins toxique. Il partait de la litharge au lieu du plomb qu'il dissolvait dans l'acide acétique.
Moins couvrante que celle de Hollande, la céruse de Clichy subie des critiques.
C'est dans ce contexte que furent produits divers rapport destinés à soutenir cette production française.

Liste des pièces :
I. Héricart de Thury. Rapport sur la qualité de la Céruse de Clichy. 1816. Paris.
II. Opinion de M. Héricart-Ferrand de Thury dans la discussion du droit imposé à l'entrée de la céruse et du blanc de plomb. Tiré à part du Moniteur du 15 avril 1816.
III. Rapport fait à la Société des amis du Commerce de Lyon le 9 janvier 1815 sur des expériences de comparaison entre la céruse de Hollande et celle de Clichy par MM. Leroy-Jolymont, Bissardon, Maillé, Eynard. 1815. Lyon. Imprimerie de Ballanche
IV. Rapport sur la fabrique de céruse de Clichy fait au conseil d'Administration de la société d'encouragement pour l'industrie nationale, le 21 juillet 1813; par MM. Boullay, d'Arcet et Mérimée. [1813]. Imprimerie de Mme Huzard.

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