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Alchimie
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La pharmacopée royale de Charas.
Rare édition originale en maroquin à la Du Seuil. Exemplaire sur grand papier ayant appartenu à la famille de l'auteur

CHARAS, Moyse. Pharmacopée royale, galénique et chymique. 

Paris, Chez l'auteur, 1676.

Savant médecin et Pharmacien né à Uzès en 1618, Charas étudia la chimie à Orange, puis vint de bonne heure à Paris, où il fut nommé démonstrateur royal de chimie au jardin du roi.

La révocation de l'édit de Nantes le força à quitter la France en 1680.

Après avoir pratiqué la médecine avec succès en Angleterre, puis en Hollande, il se rendit en Espagne où il avait été appelé auprès du roi Charles II, depuis longtemps malade.
Les soins qu'il lui donna n'empêchèrent pas qu'il fut dénoncé à l'inquisition, par suite de la jalousie des médecins de la cour.
Il n'en sortit qu'après avoir abjuré.

Ses écrits restent encore marqués par les théories alchimiques.

Sa pharmacopée est le fruit de ses leçons données à Paris et de ses études. Elle connut un grand succès, fut rééditée de nombreuses fois et a été traduite dans toutes les langues de l'Europe, et même en chinois pour la commodité de l'Empereur.

On y trouve la description de nombreuses préparations, recettes de remèdes et autres panacées universelles.



Charas explique aussi dans cet ouvrage pourquoi l'eau forte fond tous les métaux, excepté l'or; et pourquoi l'eau régale, qui met l'or en fusion, ne peut pas fondre les autres métaux, par exemple l'argent.

"L'argent, dit-il, a des pores, dont l'ouverture est proportionnée à la grosseur des pointes des particules de l'eau forte, assez aiguës par un bout pour entrer, et assez larges par l'autre pour séparer les parties du métal. Mais l'or, dont les pores sont beaucoup plus étroits que ceux de l'argent, ne peut pas admettre ces particules; donc l'eau forte doit fondre l'argent et non pas l'or. Quant à l'eau régale, elle doit au contraire fondre l'or et non pas l'argent. Les parties de ce dissolvant, subtilisées par le sel d'ammoniac, passent trop librement par les pores de l'argent, et ne se trouvent que dans l'or des pores disposés à les secondés dans leurs fonctions."

Rare édition originale, dédiée au grand Colbert.

Très beau frontispice allégorique en taille-douce, page de dédicace gravée avec beau décor et six planches gravées sur cuivre : fours, instruments, pots et cornues, symboles chimiques, etc.

Cet exemplaire porte l'ex libris de Henry Charas, fils de Moyse, qui reçut maître apothicaire de Paris en 1717, pratique la pharmacie, rue Dauphine où il mourrut en 1756 et dont le portrait figure dans la salle des actes à la Faculté de pharmacie de Paris. Il avait été garde de la communauté en 1736, 1737 et 1738.

EXEMPLAIRE, SUR GRAND PAPIER, RICHEMENT RELIÉ Á L'ÉPOQUE EN MAROQUIN, CONDITION DES PLUS RARES POUR CET OUVRAGE RECHERCHÉ



EXEMPLAIRE DE HENRY CHARAS.

Rare ensemble de textes alchimiques de Glauber. 1659

GLAUBER, Jean Rodolphe. 1. La description des nouveaux fourneaux philosophiques, ou art distillatoire par le moyen duquel sont tirez les esprits, Huiles, Fleurs, & autres médicaments: Par une voye aisée & avec grand profit, des Vegetaux, Animaux, & Mineraux. Avec leur usage, tant dans la chymie, que dans la Medecine. Mis en lumiere en faveur des Amateurs de la Vérité par Jean Rodolphe Glauber et traduit en nostre langue par le Siuer Du Teil
2. Première [seconde, troisième] partie de l’oeuvre minérale, où est enseignée la séparation de l’Or des Pierres à feu, Sable, Argile, et autres Fossiles, par l’Esprit de Sel, ce qui ne se peut faire par autre voye. Comme aussi une Panacée, ou Médecine niverselle, antimoniale, & son usage.
3. La teinture de l'or ou le véritable or potable
4. Traitté de la Médecine universelle, ou le vray or potable.
5. La consolation des navigants. Dans laquelle est enseigné à ceux qui voyagent sur mer un moyen de se garantir de la faim & de la soif, voire mesme des ma

Paris, Thomas Jolly, 1659.

Première traduction française des travaux alchimiques de Glauber par Du Teil.
Réunion de cinq textes majeurs de Glauber, relié à l'époque en deux volumes. Nous n'avons pas trouvé dans les bibliographies consultées un tel ensemble.

La description des fourneaux philosophiques est bien complète de toutes ses illustrations et des "Annotations" qui constituent la sixième partie qui manque souvent.
Glauber est le Paracelse de son époque (Hoefer). Il fit de nombreuses découvertes en chimie (il découvre le sulfate de soude qu'on appelle alors le sel de Glauber et est l'un des premiers à avoir entrevu l'existence du chlore).
Tout comme Paracelse, Glauber est partisan des opérations et des théories alchimiques. Ses travaux sur les recettes de panacées et autres médicaments merveilleux lui portèrent le même préjudice qu'à Paracelse.
Dans cet ouvrage, que Ferguson considère comme l'un des livres de chimie les plus remarquables du 17ième siècle, Glauber décrit la fabrication des fourneaux et de leur utilisation pour la distillation, la préparation d'huiles, l'extraction, la séparation des métaux et la fabrication de baumes.
Manque à Young, Duveen, Neville ...

L' appendix est relié en tête du volume 2. A la suite sont reliées avec page de titre et pagination séparées les trois parties de l'Oeuvre minérale, La teinture de l'or, le traitté de la Médecine universelle et la consolation des navigants.

Bel exemplaire de cet ensemble, sans doute unique, de textes d'alchimie de Glauber en français.

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