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Alchimie
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Rare ensemble de textes alchimiques de Glauber. 1659

GLAUBER, Jean Rodolphe. 1. La description des nouveaux fourneaux philosophiques, ou art distillatoire par le moyen duquel sont tirez les esprits, Huiles, Fleurs, & autres médicaments: Par une voye aisée & avec grand profit, des Vegetaux, Animaux, & Mineraux. Avec leur usage, tant dans la chymie, que dans la Medecine. Mis en lumiere en faveur des Amateurs de la Vérité par Jean Rodolphe Glauber et traduit en nostre langue par le Siuer Du Teil
2. Première [seconde, troisième] partie de l’oeuvre minérale, où est enseignée la séparation de l’Or des Pierres à feu, Sable, Argile, et autres Fossiles, par l’Esprit de Sel, ce qui ne se peut faire par autre voye. Comme aussi une Panacée, ou Médecine niverselle, antimoniale, & son usage.
3. La teinture de l'or ou le véritable or potable
4. Traitté de la Médecine universelle, ou le vray or potable.
5. La consolation des navigants. Dans laquelle est enseigné à ceux qui voyagent sur mer un moyen de se garantir de la faim & de la soif, voire mesme des ma

Paris, Thomas Jolly, 1659.

Première traduction française des travaux alchimiques de Glauber par Du Teil.
Réunion de cinq textes majeurs de Glauber, relié à l'époque en deux volumes. Nous n'avons pas trouvé dans les bibliographies consultées un tel ensemble.

La description des fourneaux philosophiques est bien complète de toutes ses illustrations et des "Annotations" qui constituent la sixième partie qui manque souvent.
Glauber est le Paracelse de son époque (Hoefer). Il fit de nombreuses découvertes en chimie (il découvre le sulfate de soude qu'on appelle alors le sel de Glauber et est l'un des premiers à avoir entrevu l'existence du chlore).
Tout comme Paracelse, Glauber est partisan des opérations et des théories alchimiques. Ses travaux sur les recettes de panacées et autres médicaments merveilleux lui portèrent le même préjudice qu'à Paracelse.
Dans cet ouvrage, que Ferguson considère comme l'un des livres de chimie les plus remarquables du 17ième siècle, Glauber décrit la fabrication des fourneaux et de leur utilisation pour la distillation, la préparation d'huiles, l'extraction, la séparation des métaux et la fabrication de baumes.
Manque à Young, Duveen, Neville ...

L' appendix est relié en tête du volume 2. A la suite sont reliées avec page de titre et pagination séparées les trois parties de l'Oeuvre minérale, La teinture de l'or, le traitté de la Médecine universelle et la consolation des navigants.

Bel exemplaire de cet ensemble, sans doute unique, de textes d'alchimie de Glauber en français.

Alchimie. Zacaire. 1574.
Opuscule très-excellent de la vraye Philosophie naturelle des métaulx.
Rare édition du XVIème siècle en plein maroquin

ZACAIRE, Denis. Opuscule très-excellent de la vraye Philosophie naturelle des métaulx, traictant de l’augmentation & perfection d’iceux, Avec advertissement d’éviter les folles despences qui se font ordinairement par faute de vraye science.... Avec le traicté de vénérable Docteur Allemand Messire Bernard Comte de la Marche Trevisane sur le mesme subject. 

Lyon, Benoist Rigaud, 1574.

Denis Zacaire a dépensé la fortune familiale dans la recherche de la pierre philosophale. Il avait noté dans un cahier des milliers de recettes extraites des textes alchimiques et avait engagé les fonds destinés à ses études de droit à l'achat d'un laboratoire.
Après des années de recherches infructueuses il rencontra un vieux sage qui lui conseilla d'arrêter de se disperser dans des procédés donnés par des personnages douteux et d'étudier plutôt les écrits des maîtres.
Peu de temps après avoir enfin réussi, il fut assassiné par un serviteur.
Son opuscule très-excellent de la vraye Philosophie naturelle des métaulx est un des traités fondementaux du corpus alchimique.
A partir de la page 170 se trouve le Livre de la Philosophie Naturelle des métaux de Bernard le Trévisan, autre alchimiste renommé, dont la persévérance n'a rien à envier à celle de Zacaire. La première édition a paru à Anvers en 1567.
BEL EXEMPLAIRE EN MAROQUIN.

Deux rares traités de chimie et d'alchimie. 1614

BEGUIN, Jean; [SENDIVOGIUS, Michael], [SETHON, Alexandre], Le Cosmopolite. Tyrocinium Chymicum e Naturae Fonte et manuali experimentia depromptum
Relié à la suite [SENDIVOGIUS]. Novum Lumen chymicum. 1614. 

Coloniae, Antonium Boëtzerum, 1614.

Rare edition (la première en 1610) du "Tyrocinium Chymicum" reliée avec la fameux "Novum Lumen chymicum".

Le "Tyrocinium" a été le traité le plus populaire de son époque et a connu plus de 50 éditions de 1610 à 1669.
Il traite de chimie et de iatrochimie. Béguin donne aussi la description de certaines substances chimiques, sans oublier de mentionner l'auteur de la découverte.

Le "Novum Lumen Chymicum" (première édition en 1604 à Prague et la première donnée par Beguin en 1608 à Paris) est l'un des plus célèbres traité d'alchimie.
Souvent attribuée à Sendivogius, cet ouvrage est en fait d'Alexandre Sethon, dit le Cosmopolite.

Alexandre Sethon passa sa vie à convaincre de la réalité de l'alchimie.
Complètement désintéressé, il alla de villes en villes pour convaincre les plus incrédules en réalisant des transmutations de plomb en or.
Sa notoriété fût croissante et il fut appelé à la cours de l'électeur de Saxe, Christian II, ou il réalisa une transmutation.
L'or obtenu résista à toutes les épreuves. Alors sommé de donner son secrêt. Sethon refusa, il fut tortuté puis emprisonné en vain.

Il fut libéré par Michael Sendivogius à qui il donna sa provision de pierre philosophale et ses manuscrits. Il succomba peu de temps après à ses blessures.
Après avoir épousé sa veuve, Sendivogius publia les traités de Sethon.

Voici le témoignage d'une transmutation réalisée devant les scientifiques Jacob Zwinger et Wolfgang Deinheim (in de Miberali medicina. Argentorati. 1610, retranscrit dans Figuier, "l'Alchimie et les Alchimistes").

« En 1602, écrit le docteur Dienheim, lorsqu'au milieu de l'été je revenais de Rome en Allemagne, je me trouvai à côté d'un homme singulièrement spirituel, petit de taille, mais assez gros, d'un visage coloré, d'un tempérament sanguin, portant une barbe brune taillée à la mode de France. Il était vêtu d'un habit de satin noir et avait pour toute suite un seul domestique, quel'on pouvait distinguer entre tous par ses cheveux rouges et sa barbe de même couleur. Cet homme s'appelait Alexander Sethonius.Il était natif de Molia, dans une île de l'Océan. A Zurich, où le prêtre Tghlin lui donna une lettre pour le docteur Zvinger, nous louâmes un bateau et nous nous rendîmes par eau à Bâle. Quand nous fûmes arrivés dans cette ville, mon compagnon me dit: -

« Vous vous rappelez que, dans tout le voyage et sur le bateau. vous avez attaqué l'alchimie et les alchimistes. Vous vous souvenez aussi que je vous ai promis de vous répondre, non par des démonstrations, mais bien par une action philosophique. J'attends encore quelqu'un que je veux convaincre en même temps que vous. afin que les adversaires de l'alchimie cessent leurs doutes sur cet art.»

On fut alors chercher le personnage en question, que je connaissais seulement de vue et qui ne demeurait pas loin de notre hôtel. J'appris plus tard que c'était le docteur Jacob Zvinger, dont la famille compte tant de naturalistes célèbres. Nous nous rendîmes tous les trois chez un ouvrier des mines d'or, avec plusieurs plaques de plomb que Zvinger avait emportées de sa maison, un creuset que nous prîmes chez un orfèvre, et du soufre ordinaire que nous achetâmes en chemin. Sethon ne toucha à rien. Il fit faire du feu, ordonna de mettre le plomb et le soufre dans le creuset, de placer le couvercle et d'agiter la masse avec des baguettes. Pendant ce temps, il causait avec nous. Au bout d'un quart d'heure. il nous dit: -

« Jetez ce petit papier dans le plomb fondu, mais bien au milieu, et tâchez que rien ne tombe dans le feu!...»

Dans ce papier était une poudre assez lourde, d'une couleur qui paraissait jaune-citron ; du reste, il fallait avoir de bons yeux pour la distinguer. Quoique aussi incrédules que saint Thomas lui-même, nous fimes tout ce qui nous était commandé. Après que la masse eut été chauffée environ un quart d'heure encore, et continuellement agitée avec des baguettes de fer, l'orfèvre reçut l'ordre d'éteindre le creuset en répandant de l'eau dessus ; mais il n'y avait plus le moindre vestige de plomb; nous trouvâmes de l'or le plus pur, et qui, d'après l'opinion de l'orfèvre, surpassait même en qualité le bel or de la Hongrie et de l'Arabie. Il pesait tout autant que le plomb, dont il avait pris la place. Nous restâmes stupéfaits d'étonnement ; c'était à peine si nous osions en croire nos yeux. Mais Sethonius, se moquant de nous :
-« Maintenant, dit-il, où en êtes-vous avec vos pédanteries ? Vous voyez la vérité du fait, et elle est plus puissante que tout, même que vos sophismes. » -

Alors il fit couper un morceau de l'or, et le donna en souvenir à Zvinger. J'en gardai aussi un morceau qui pesait à peu près quatre ducats, et que je conservai en mémoire de cette journée. Quant à vous, incrédules, vous vous moquerez peut-être de ce que j'écris. Mais je vis encore, et je suis un témoin toujours prêt à dire ce que j'ai vu. Mais Zwinger vit encore, il ne se taira pas et rendra témoignage de ce que j'affirme. Sethonius et son domestique vivent encore, ce dernier en Angleterre et le premier en Allemagne, comme on le sait. Je pourrais même dire l'endroit précis où il demeure, s'il n'y avait pas trop d'indiscrétion dans les recherches auxquelles il faudrait se livrer pour savoir ce qui est arrivé à ce grand homme, à ce saint, à ce demi-dieu.»

Jacob Zwinger, dont le docteur Dienheim invoque le témoignage, était médecin et professeur à Bâle ; en dehors de ces titres, il jouissait d'une haute réputation de science, et il laissa un nom très respecté dans l'histoire de la médecine allemande.
Cet irréprochable témoin mourut de la peste en 1610. Mais, dès l'année 1606, il avait confirmé jusqu'en ses moindres détails le récit de Jean Wolfgang Dienheim,dans une lettre latine qu'Emmanuel Konig, professeur à Bâle, fit imprimer dans ses Ephémérides.
La même lettre nous apprend qu'avant de quitter Bâle, Sethon fit un second essai dans la maison de l'orfèvre André Bletz, où il changea en or plusieurs onces de plomb. Quant au morceau d'or qu'il avait donné à Zwinger, on lit dans la Bibliothèque chimique de Manget, que la famille de ce médecin la conserva et le fit voir longtemps aux étrangers et aux curieux.

RARE ÉDITION DE L'UN DES TRAITÉS LES PLUS CONSIDÉRABLES DES CLASSIQUES DE L'ALCHIMIE.

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