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VERLAINE, Paul. Invectives. 

Paris, Léon Vanier, 1896.

Édition originale.
Cette édition a été publiée par Vanier peu après la mort de Verlaine, d'après un manuscrit en sa possession que le poète s'était jusqu'alors refusé à laisser paraître.
Verlaine a conçu la plupart des 71 pièces du recueil comme une oeuvre vengeresse.
Verlaine s'en prend ainsi à la poésie et aux écrivains contemporains ("l'Art poétique ad hoc", "Littérature", "Metz", "Portrait académique", "A Édouard Rod", "Ecce iterum Crispinus", "la Ballade de l'école romane", "Jean-René", "Conseils", "Pour Moréas", "l'Éternel Sot", "Arcades ambo"). Il invective également les éditeurs dans "Anecdote", "Un éditeur", "Ballade en faveur de Léon Vanier et Cie". Ailleurs, il stigmatise violemment la République et les politiciens ("Buste pour mairies", "Thomas Diafoirus", "Nébuleuses", "Opportunistes", "Un peu de politique"). Il fustige aussi bien les responsables de l'urbanisme ("Un peu de bâtiment") que les Parisiennes ("Contre les Parisiennes", "Sur la manie qu'ont les femmes actuelles de relever leurs robes"). Les institutions qui assurent le maintien de l'ordre social, c'est-à-dire surtout la justice ("A un magistrat de boue", "Autre magistrat", "Compliment à un magistrat", "Sonnet pour larmoyer") et la police ("Petty larcenies", "Cognes et flics") sont également l'objet de la vindicte du poète.

Invectives est le recueil de la haine et des rancunes, d'une hargne généralisée à laquelle seule, semble-t-il, la mort du poète put mettre un terme.

VERLAINE, Paul. Louise Leclercq. 

Paris, Léon Vanier, 1886.

Édition originale imprimée à 1100 exemplaires sur papier courant après 22 Hollande.
L'Oeuvre en prose de Verlaine est méconnue.
Dans cette nouvelle d'une beauté parfaite, Verlaine nous peint, à sa façon, la société bourgeoise de Paris.
Au premier abord, tout paraît très banal : il nous décrit un magasin quelconque de nouveautés, les bonnes gens qui en dirigent les affaires, avec une honnêteté et une exactitude irréprochables, leur fille saine, belle et bonne, l'enfant chérie de la maison.
Mais on s'aperçoit bientôt que dans ce cercle restreint circule un large courant de vie profonde.
Et par l'ingénuité de sa conception cette simple nouvelle prend les proportions d'un récit épique.
Chaque personnage vit et respire dans son atmosphère personnelle, indépendant des autres ; les sentiments et les actions correspondantes atteignent leur maturité complète ; ce qui est vieilli se détache de son milieu sans laisser de lacune.
Tout contact de la vie générale et de l'individualité, tout choc des individus entre eux est supprimé.
Quand Louise, la jeune fille, quitte sa famille pour suivre son amant, le poète écrit simplement :

« Elle avait quitté ses parents sans un mot d'adieu, rien, rien et rien !
Ce n'était ni une fuite ni un départ.
C'était une destinée qui allait où elle devait aller.
Tout sentiment autre que l'amour était aboli pour elle.
Son action n'était pas de la révolte, même instinctive, mais bel et bien la vie qui passait, la tirant à sa suite. ».

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