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Manuscrits scientifiques
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Manuscrit du cours d'anatomie pathologique de Bichat.

Professé par Bichat en l'an 10, ce cours est la dernière œuvre que Bichat ait achevée, mais il n'eut pas le temps de la publier.

« Ce cours est comme la récapitulation, à la fois de ce destin fulgurant, de cette vie si pleine qui allait être brisée dans sa trente et unième année, et de cette pensée ardente qui venait de produire, en moins de deux ans, trois ouvrages aussi dense que le « traité des membranes », les « Recherches physiologiques sur la vie et la mort », et l'  « anatomie générale » ». (Monteil).

C'est dire tout l'intérêt de tout document nouveau sur ce cours, d'autant qu'ils ne sont pas nombreux.

Quelques anciens élèves y firent allusion dans leurs ouvrages sans rentrer dans le détail.
Par ailleurs, la BIUS possède les notes de Bichat pour ce cours, mais écrites pour Bichat lui-même, elle ont de manière générale une forme schématique et allusive et nous livrent non un texte, mais des tableaux synoptiques et des points de repère.

En 1825, Boisseau publia la transcription d'un manuscrit de ce cours.
Elle se base hélas sur un manuscrit de seconde main, rédigé en 1805 par Béclard.
Boisseau suppose que Béclard rédigea le document à partir d'une source qui devait lui paraître sûre, pour s'être donné la peine de le copier en entier.
Ces manuscrits ayant été perdus, nous ne pouvons juger, mais cette édition fut très critiquée, notamment par Cruveilhier qui écrivait : « Cet ouvrage est au cours de Bichat ce que serait un squelette comparé au corps d'un athlète vigoureux ». (Genty p. 48)
Au moins retrouve-t-on dans cet ouvrage, le plan annoncé par Bichat, avec un texte, même si la fidélité n'en est pas prouvée.

Il fallut attendre un siècle pour que soit évoqué un document nouveau.
En 1931, le Dr. Sabrazes révéla l'existence enthousiaste de la découverte d'un nouveau manuscrit de notes qu'il possédait. D'après lui son manuscrit est beaucoup plus riche que le texte publié par Boisseau et, pour preuve, il en publie un court extrait (la leçon sur le cancer du sein).
Hélas ce manuscrit est aujourd'hui lui aussi perdu et aucune photo n'en a été faite.
Nous en possédons toutefois une description faite par Geneviève Genty qui put le consulter et fit sa thèse sur Bichat.
Beaucoup moins élogieuse que Sabrazes, elle trouve au contraire de fortes similitudes entre le manuscrit Sabrazes et l'édition Boisseau, à tel point qu'elle suppose qu'il en est la source. Elle nous dit aussi que la leçon sur le cancer du sein est d'une autre main et de qualité supérieure au reste du manuscrit.

Enfin, en 1959, Jean Monteil, conservateur à la Bibliothèque universitaire de Grenoble identifie un manuscrit portant simplement « Anatomie Pathologique », sans mention d'auteur comme étant la prise de notes du cours de Bichat.
Il suit en effet le plan du cours de Bichat, est plus complet et mieux écrit que le cours publié par Boisseau. (cf. Monteil. Le cours d'anatomie pathologique de Bichat : un nouveau manuscrit).

Cependant la question de la fidélité de cette transcription se pose et est longuement discutée par Monteil.
En effet le titre inquiète un peu : « Anatomie Pathologique » tout court.
Pourquoi ce silence sur le nom de Bichat et l'absence de mention qu'il s'agit de son cours ?
D'autre part il y a une forme de mise à distance entre le scripteur vis à vis de ce cours. Ainsi il est souvent écrit « Bichat nous a montré », « Bichat nous a cité ». Le scripteur y écrit aussi explicitement son opinion « moi j'observe », « moi je pense », « j'ai vu », complétant voire contredisant l'enseignement du maître. La contribution du scripteur s'est-elle arrêtée là ? s'intérroge Monteil. « Si nous pouvions mettre en regard les notes prises par un autre élève... En l'absence de cette référence nous en sommes réduits aux preuves internes »  (Monteil p.20).

C'est ici que notre manuscrit intervient. Le seul à notre connaissance, avec celui de Grenoble qui n'ait pas disparu.
Le scripteur en est J.J. Duchier (il s'agit certainement de Jean-Joseph Duchier, qui publia une thèse sur l'Asthme en 1812).
Il apporte de suite une information nouvelle concernant la date du cours. En effet, Sabrazes, repris par Genty puis Monteil, annonce que le cours débute en septembre 1801.
Le manuscrit de Grenoble ne porte en effet qu'une date de fin (23 floréal an X) soit le 13 mai 1802.
Le manuscrit Sabrazes quant à lui ne porte que la mention « an X ». Sabrazès fait une erreur et écrit : « nous lisons an X (ce qui correspond à 1801). C'est donc en 1801 que ce cours a été terminé (...) on ignorait la date de ce cours d'anatomie pathologique de Bichat : nous pouvons la fixer à 1801 ». Erreur reprise depuis.
En fait, l'an X débute certes en 1801 mais se termine en 1802.
Notre manuscrit porte sur la première page la date de la première leçon : « 11 pluviose an 10 », soit le 31 janvier 1802.

Le contenu de notre manuscrit présente des écarts quant à la prise de notes aussi bien avec celui de seconde main publié par Boisseau qu'avec celui de Grenoble.
Notre manuscrit de première main nous semble être la meilleure source pour l'étude de ce cours. En effet, Duchier y fait une réelle prise de notes, sans y ajouter son opinion, contrairement au scripteur du manuscrit de Grenoble.
Il serait fort intéressant d'étudier les différences entre ces trois sources, cela permettrait d'identifier plus sûrement les ajouts faits par le scripteur du manuscrit de Grenoble et d'avoir une idée plus précise du contenu exact de ce cours professé par Bichat.
Intéressant ensemble de documents de travail d'une société savante marseillaise au xviiième siècle.
Au début du xviiième siècle deux projets d'une fondation d'une Académie marseillaise s'affrontent, le premier voulait se consacrer uniquement aux Sciences, le second sur le modèle de l'Académie française, voulait s'orienter vers les Lettres. C'est le second projet appuyé par le gouverneur de Provence qui remporta l'appui de Louis XV et l'Académie des Belles-Lettres de Marseille fut fondée en 1726. Ce n'est que dans un second temps, en 1766, qu'elle s'ouvrira aux Sciences et aux Arts.
Nous imaginons le désarroi des scientifiques marseillais durant l'intervalle, et c'est probablement cette frustration qui est à l'origine de la création de la Société des Sciences de Marseille dont nous présentons quelques documents ici.
Lot constitué de 6 pièces :
- 3 transcrits de discours dont l'un abordant la question du règlement de "l'Académie" qui en excluait les religieux. On y propose l'ouverture aux abbés et moines, ceux ci possédant des bibliothèques d'intérêts, mais en cherchant une solution qui évite les animosités entre les différents ordres.
- Discours du secrétaire perpetuel résumant les travaux de l'Académie durant la période 1739-1740.
- Compte rendu de travaux: Géométrie de Mr Gérard, Mécanique de Mr De Pontis.
- Liasse de 10 billets, "Tâches des Académiciens pour 1741": Chaque académicien propose sur un petit billet autographe signé les travaux scientifiques qu'ils s'engagent à aborder durant l'année 1741. On y retrouve les noms de Ganteaume, De Pontis, Pelissery, Gérard, Saint-Jacques, Roussin.
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