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Belles reliures
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Recueil des meilleurs contes en vers. Connu sous le nom de "Petits Conteurs".
Tirage hors texte des gravures. 

[Liège], [autrefois attribué à Cazin], 1778-1780.

Suite de 110 + 1 figures pour les "Petits Conteurs", la suite complète des 21 planches pour "La Pucelle" et 3 figures hors texte pour "Le Fond du Sac".
Une figure inédite pour "Le Roi Candolle" soit au total 135 planches.

Rarissime suite du tirage hors texte des planches, l'un des quatre connu avec l'exemplaire Paillet Beraldi et deux autres.

Joint Les petits conteurs reliés en maroquin doublé.
Célèbre recueil dit des Petits conteurs, autrefois attribué à Cazin
Il contient dans les deux premiers volumes, les Contes et nouvelles en vers de La Fontaine et dans les deux derniers, les Contes de divers auteurs (Voltaire, Perrault, Moncrif, Grécourt, Dorat, Saint-Lambert, Chamfort...).
Il est illustré d'un portrait de La Fontaine et de 116 vignettes, non signés, longtemps attribués à Duplessi-Bertaux seul; mais on a découvert depuis, sur la figure de la page 15 du quatrième volume, la signature Dreppe; et il semble en outre qu'un certains nombre a dû être exécuté par Durand, peintre en miniature du Duc d'Orléans, le dessinateur des vignettes du Fond du Sac et gravées par Delvaux.

Les figures ont été tirées hors texte, mais ces tirages sont extrêmement rares. (Cohen)

On ne connait que quatre exemplaires contenant les vignettes tirées à part. Le notre, exemplaire Salomons, l'exemplaire Eugène Paillet/Beraldi et deux autres.

CORNEILLE, Pierre. Sertorius. Tragédie. 

Rouen et Paris, Augustin Courbé et Guillaume de Luyne, 1662.

Édition originale.
La pièce a été représentée la première fois au Théâtre du Marais de Paris le 25 février 1662.
« Rome n'est plus dans Rome, elle est toute où je suis. » Ainsi parle Sertorius dans la tragédie de Corneille. Sertorius est en effet le seul homme politique de la République romaine qui ait fait sécession entre ~ 83 et ~ 72. Connu pour son courage, il sert Marius contre les Teutons en ~ 102, devient tribun militaire en Espagne en ~ 97, et perd, en tant que questeur, un œil au cours d'une bataille en ~ 91. Ayant pris le parti de Marius contre Sylla, il est nommé en ~ 83 gouverneur des Espagnes. Son absence de xénophobie, son sens de la justice lui attirent la reconnaissance des peuples de l'Ibérie. Il doit fuir un moment devant les armées envoyées par Sylla et il s'installe provisoirement à Tanger où il enrôle des Maures dans son armée mi-romaine, mi-indigène. Il ne veut pas rester, comme le dit Jérôme Carcopino, dans l'exil doré d'une sorte d'île d'Elbe, et il entreprend la reconquête de l'Espagne sur Rome, avec le concours des populations autochtones, des pirates et des transfuges romains proscrits par Sylla. Très populaire, toujours suivi d'une biche blanche apprivoisée, ce qui le teinte de divinité, Sertorius, de rebelle devient usurpateur. Il crée en Espagne un État romain, avec un Sénat. Il allège les impôts, se montre conciliant et diplomate avec ses sujets, et il fait régner enfin la concorde dans une Espagne jusque-là en révolte. Sertorius cherche aussi à négocier avec Mithridate, roi du Pont, de façon à prendre Rome en tenaille. Il souhaite surtout faire de l'Espagne une base d'attaque pour conquérir le pouvoir à Rome même. Cependant, il se heurte à la formidable puissance romaine et au génie militaire de Pompée, en dépit de la guérilla qu'il leur oppose. En ~ 72, il est assassiné par ses officiers qui cherchent à traiter avec Pompée. Sertorius, tout rebelle qu'il fût, a donné l'exemple d'une colonisation intelligente ; il a ouvert la voie aux méthodes de la romanisation, en associant les peuples conquis aux décisions politiques. Il a montré que Rome pouvait vivre pacifiquement avec ceux qu'elle avait naguère soumis.
Sertorius est « l’une des pièces les plus fines de Corneille » (Encyclopædia Britannica 1911).

Très bel exemplaire relié par Chambolle-Duru.

LE SAGE, Alain René. Oeuvres de Le Sage. Avec notices et notes par A. P. - Malassis. 

Paris, Alphonse Lemerre, 1877-1877.

Bel exemplaire.
Le Sage, romancier et auteur dramatique français, reste connu pour ses romans "Le diable Boiteux" dans lequel le héros se fait transporter par le diable sur le toit de chaque maison, pour voir ce qui s’y passe et avoir l’occasion de conter une aventure sans liaison avec ce qui précède ni avec ce qui suit et pour l' "Histoire de Gil Blas de Santillane" qui est considéré comme le dernier chef-d’œuvre du genre picaresque. L’Histoire de Gil Blas de Santillane narre, à la première personne comment Gil Blas, né dans la misère d’un écuyer et d’une femme de chambre de Santillane, dans la Cantabrie, après avoir été éduqué par son oncle chanoine, quitte Oviédo à l’âge de dix-sept ans pour se rendre à l’Université de Salamanque. Son avenir étudiant est rapidement bouleversé lorsque, à peine en route, le hasard le donne pour compagnon et pour complice forcé à des voleurs de grand chemin et lui fait faire la connaissance désagréable de la justice. La nécessité le fait valet, puis les vicissitudes de la vie le promènent par tous les degrés de la domesticité et le mettent à même d’observer de près toutes les classes de la société, dans l’État et dans l’Église. Il est mêlé à des fripons de tout étage et, par contagion de l’exemple plus que par nature, il pratique lui-même la friponnerie, et avec d’autant moins de scrupule qu’elle s’exerce plus en grand.

Reliure en maroquin aux armes

MARTIAL d'AUVERGNE || AURIGNY, Gilles d' || COURT, Benoit de. LIII Arrests d'Amours (...), Le tout diligemment revue & corrigé en une infinité d'endroits, outres les précédentes impressions. 

Rouen, Raphael du Petit, 1587.

Belle édition augmentée, la plus complète, des célèbres Arrests d’Amour, avec le 52e arrêt et Ordonnances sur le fait des masques signés « Le Pamphile » [i.e. Gilles d'Aurigny], ainsi que le 53e arrêt imprimé ici pour la première fois : « Donné sur le reiglement des arrierages requis par les femmes à l'encontre de leurs maris » (par « l'abbé des Cornards de Rouen ») en fin de volume, non paginé.
Page de titre gravée dans un encadrement architectural. Le texte en français est de Martial d'Auvergne, les commentaires en latin, de Benoit de Court ; dédicace à Maurice Bullioud.
Composé vers 1460 par Martial d’Auvergne, poète, parlementaire
et notaire au Châtelet, Les Arrêts d’Amour développent la fiction d’une cour judiciaire : le Parlement d’Amour, qui juge les 53 causes relatives à l’amour et aux différents entre les amants, après exposé contradictoire des parties.
« Ils valent par le réalisme du détail concret ou psychologique, par l’humour et la vie de la narration (…). On le placera dans l’histoire littéraire à côté des Quinze joies du mariage ou des Cent Nouvelles nouvelles » (Dict. des Lettres françaises, 1994, p. 994-995).

Leur cadre juridique incita un savant juriste, Benoît de Court, à joindre un commentaire érudit, mais aussi badin et spirituel. Ces commentaires participèrent largement au succès de l’oeuvre. La Fontaine en fit une imitation.
Les Arrêts d’Amour sont cités comme une bonne source sur les pratiques sociales et amoureuses des débuts de la Renaissance.
Rare relié en maroquin aux armes de Claret de la Tourette.

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