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Belles reliures
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Recueil des meilleurs contes en vers. Connu sous le nom de "Petits Conteurs".
Tirage hors texte des gravures. 

[Liège], [autrefois attribué à Cazin], 1778-1780.

Suite de 110 + 1 figures pour les "Petits Conteurs", la suite complète des 21 planches pour "La Pucelle" et 3 figures hors texte pour "Le Fond du Sac".
Une figure inédite pour "Le Roi Candolle" soit au total 135 planches.

Rarissime suite du tirage hors texte des planches, l'un des quatre connu avec l'exemplaire Paillet Beraldi et deux autres.

Joint Les petits conteurs reliés en maroquin doublé.
Célèbre recueil dit des Petits conteurs, autrefois attribué à Cazin
Il contient dans les deux premiers volumes, les Contes et nouvelles en vers de La Fontaine et dans les deux derniers, les Contes de divers auteurs (Voltaire, Perrault, Moncrif, Grécourt, Dorat, Saint-Lambert, Chamfort...).
Il est illustré d'un portrait de La Fontaine et de 116 vignettes, non signés, longtemps attribués à Duplessi-Bertaux seul; mais on a découvert depuis, sur la figure de la page 15 du quatrième volume, la signature Dreppe; et il semble en outre qu'un certains nombre a dû être exécuté par Durand, peintre en miniature du Duc d'Orléans, le dessinateur des vignettes du Fond du Sac et gravées par Delvaux.

Les figures ont été tirées hors texte, mais ces tirages sont extrêmement rares. (Cohen)

On ne connait que quatre exemplaires contenant les vignettes tirées à part. Le notre, exemplaire Salomons, l'exemplaire Eugène Paillet/Beraldi et deux autres.

LE SAGE, Alain René. Oeuvres de Le Sage. Avec notices et notes par A. P. - Malassis. 

Paris, Alphonse Lemerre, 1877-1877.

Bel exemplaire.
Le Sage, romancier et auteur dramatique français, reste connu pour ses romans "Le diable Boiteux" dans lequel le héros se fait transporter par le diable sur le toit de chaque maison, pour voir ce qui s’y passe et avoir l’occasion de conter une aventure sans liaison avec ce qui précède ni avec ce qui suit et pour l' "Histoire de Gil Blas de Santillane" qui est considéré comme le dernier chef-d’œuvre du genre picaresque. L’Histoire de Gil Blas de Santillane narre, à la première personne comment Gil Blas, né dans la misère d’un écuyer et d’une femme de chambre de Santillane, dans la Cantabrie, après avoir été éduqué par son oncle chanoine, quitte Oviédo à l’âge de dix-sept ans pour se rendre à l’Université de Salamanque. Son avenir étudiant est rapidement bouleversé lorsque, à peine en route, le hasard le donne pour compagnon et pour complice forcé à des voleurs de grand chemin et lui fait faire la connaissance désagréable de la justice. La nécessité le fait valet, puis les vicissitudes de la vie le promènent par tous les degrés de la domesticité et le mettent à même d’observer de près toutes les classes de la société, dans l’État et dans l’Église. Il est mêlé à des fripons de tout étage et, par contagion de l’exemple plus que par nature, il pratique lui-même la friponnerie, et avec d’autant moins de scrupule qu’elle s’exerce plus en grand.

Reliure en maroquin aux armes

MARTIAL d'AUVERGNE || AURIGNY, Gilles d' || COURT, Benoit de. LIII Arrests d'Amours (...), Le tout diligemment revue & corrigé en une infinité d'endroits, outres les précédentes impressions. 

Rouen, Raphael du Petit, 1587.

Belle édition augmentée, la plus complète, des célèbres Arrests d’Amour, avec le 52e arrêt et Ordonnances sur le fait des masques signés « Le Pamphile » [i.e. Gilles d'Aurigny], ainsi que le 53e arrêt imprimé ici pour la première fois : « Donné sur le reiglement des arrierages requis par les femmes à l'encontre de leurs maris » (par « l'abbé des Cornards de Rouen ») en fin de volume, non paginé.
Page de titre gravée dans un encadrement architectural. Le texte en français est de Martial d'Auvergne, les commentaires en latin, de Benoit de Court ; dédicace à Maurice Bullioud.
Composé vers 1460 par Martial d’Auvergne, poète, parlementaire
et notaire au Châtelet, Les Arrêts d’Amour développent la fiction d’une cour judiciaire : le Parlement d’Amour, qui juge les 53 causes relatives à l’amour et aux différents entre les amants, après exposé contradictoire des parties.
« Ils valent par le réalisme du détail concret ou psychologique, par l’humour et la vie de la narration (…). On le placera dans l’histoire littéraire à côté des Quinze joies du mariage ou des Cent Nouvelles nouvelles » (Dict. des Lettres françaises, 1994, p. 994-995).

Leur cadre juridique incita un savant juriste, Benoît de Court, à joindre un commentaire érudit, mais aussi badin et spirituel. Ces commentaires participèrent largement au succès de l’oeuvre. La Fontaine en fit une imitation.
Les Arrêts d’Amour sont cités comme une bonne source sur les pratiques sociales et amoureuses des débuts de la Renaissance.
Rare relié en maroquin aux armes de Claret de la Tourette.

MICHAËLIS, P.F. Sébastien. Histoire admirable de la possession et conversion d'une pénitente, séduite par un magicien, la faisant sorcière & princesse des sorciers au païs de Provence, conduite à la Scte Baume pour y estre exorcizée l'an M. DC. X. au mois de Nouembre
[relié avec :]
Discours des esprits en tant qu'il est de besoin, pour entendre & résoudre la matière difficile des Sorciers. 

Lyon, Charles Chastellain, 1613.

Rare ouvrage de sorcellerie qui retrace l'histoire du malheureux Louis Gaufridy, brûlé vif comme sorcier, après avoir subi la question ordinaire et extraordinaire, par arrêt du Parlement d'Aix du 30 avril 1611, et qui contient le procès-verbal des exorcismes pratiqués du 27 novembre 1610 au 23 avril 1611 sur deux Ursulines d'Aix, Magdaleine de Demandouls et Louyse Capeau. -- "Louys Gaufridi, magicien depuis quatorze ans, vendit son corps, son âme et ses oeuvres au Diable en échange du don " d'être suivy de toutes les femmes qu'il aimerait, d'être estimé et honoré par dessus tous les autres prestres de ce païs et parmi les gens de bien et d'honneur".
Ce pacte fait et signé de son sang, Gaufridi "tascha de séduire une fille âgée de neuf à dix ans et la fit porter par le diable en la Synagogue où elle fut faicte la Princesse comme ledit Louys estant le Prince de la Synagogue".
Relié la suite, le "Discours des esprits", avec une page de titre et une pagination séparée, se trouve souvent seul.
C'est un traité de démonologie, l'un des plus complet (Dorbon) dont l'édition originale a paru en 1587 sous le titre "Pneumalogie ou discours des esprits".
Ouvrage traitant des esprits malins, du diable, des sorciers, des incubes et des succubes, ...
Un très bel exemplaire.

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