English Français
Varia
Resultats (61 - 90) sur 289Page:  <<  1  2   [3]   4  5  >>

CHOISEUL, Duc de. Mémoires de M. le Duc de Choiseul, ancien Ministre de la Marine, de la Guerre, des Affaires étrangères, écrits par lui-même et imprimés sous ses yeux, dans son cabinet à Chanteloup, en 1778. 

Paris, Buisson, 1790.

Etienne-François, duc d'Amboise et de Choiseul, connu d'abord sous le nom de comte de Stainville, naquit le 28 juin 1719, d'une ancienne famille qui tirait son nom de la terre de Choiseul, en Champagne. Il entra au service dans l'armée de terre, obtint un avancement aussi rapide que mérité, et, à l'âge de quarante ans, était lieutenant général. La faveur de Madame de Pompadour lui valut l'ambassade de Rome (1754-1757) par laquelle il débuta dans la carrière politique, puis il fut envoyé à Vienne (1757) où il conclut l'alliance de la France et de l'Autriche, au début de la guerre de Sept Ans. A son retour, en 1758, il remplaça le cardinal de Bernis aux affaires étrangères. Créé bientôt duc et pair, il prit le portefeuille de la guerre, à la mort du maréchal de Belle-Isle, en 1761, et, laissant les relations extérieures à son cousin le duc de Praslin, il réunit, la même année, les deux ministères de la guerre et de la marine qu'il conserva jusqu'en 1766, époque où il permuta avec le duc de Praslin.

Ministre de la guerre, Choiseul projeta la descente de 1759 que fit avorter le désastre de M. de Conflans, commit la faute d'abandonner le Canada, conclut le Pacte de famille avec les quatre branches de la maison de Bourbon régnant en Europe, et réorganisa l'armée par l'ordonnance de 1762.

Ministre de la Marine, il fit preuve d'une activité souvent brouillonne et s'efforça de réparer les pertes subies pendant la guerre de Sept Ans. Il développa les constructions navales en obtenant des villes ou des provinces le don de sommes destinées à construire des vaisseaux et régénéra le « grand corps » par l'ordonnance de 1765, mais sans pouvoir élever les plébéiens aux grades supérieurs, à cause de la résistance des officiers « rouges ». Il acheta à la compagnie des Indes, tombée en dissolution, Lorient qui devint notre quatrième port de guerre, donna un excellent régime aux Mascareignes et aux Antilles, et fit de Saint-Domingue la plus florissante colonie du globe; mais il échoua complètement dans une tentative de colonisation de l'insalubre Guyane. Le duc de Praslin, qui le remplaça en 1766, continua son oeuvre.

De son côté, Choiseul acheta la Corse aux Génois, et s'empara de l'île en dépit de Paoli et des anglais. C'était en 1768, un an avant la naissance de Napoléon. Les deux ministres tombèrent en 1770 pour n'avoir pas voulu plier devant madame Dubarry. Exilé dans sa terre de Chanteloup, près d'Amboise, Choiseul y reçut, malgré le roi, les témoignages de l'estime publique. Toutefois, Louis XV lui rendit justice quand il s'écria que, si Choiseul était resté au pouvoir, la Pologne n'eût pas été partagée en 1772.

PASCAL (Blaise, sous le pseudonyme Louis de MONTALTE). Les provinciales ou Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis et aux Jésuites sur la morale & la politique de ces péres. Avec un Discours Préliminaire contenant un Abrégé de la vie de M. Pascal, & l'Histoire des Provinciales. 

s.l., s.n., 1766.

Très bon exemplaire de cette édition ancienne des Provinciales de Pascal.
"Les Provinciales est un ensemble de dix-huit lettres, en partie fictives, écrites par Blaise Pascal. Publiées entre janvier 1656 et mars 1657, elles ont d’abord eu pour but de défendre le théologien janséniste Antoine Arnauld, menacé d’être condamné par la Sorbonne, avant de s’orienter vers une critique de la Compagnie de Jésus et, en particulier, de la casuistique laxiste défendue par certains de ses membres1.

Les Provinciales paraissent dans le cadre d’un débat de longue haleine entre jansénistes et jésuites au sein de l’Église catholique, portant principalement sur la grâce et les pratiques sacramentelles. Ces derniers semblent triompher quand le Saint-Siège condamne en 1653 un ensemble de propositions attribuées à Jansénius. Antoine Arnauld, plus importante figure du parti janséniste depuis plusieurs années, réagit en publiant plusieurs libelles apologétiques ; l’un d’entre eux est mis en cause devant la Sorbonne en novembre 1655, et la condamnation du théologien semble très rapidement certaine.

Pour faire face à une procédure perdue d’avance, les jansénistes prennent alors le parti de s’adresser à l’opinion publique. Ils font pour cela appel à Blaise Pascal : celui-ci, qui a récemment décidé de se consacrer à la religion, ne s’est jusqu’alors jamais essayé à ce genre d’ouvrages, bâtissant sa réputation sur ses travaux de mathématiques et de physique. Les Provinciales sont néanmoins un grand succès, immédiat et croissant, qui se justifie tant par la qualité d’écriture de l’auteur (emploi d’un style agréable, usage efficace du comique, « vulgarisation » réussie de la théologie), que par la solidité de son argumentation. Ce dernier choisit d’employer la fiction : un Parisien de la bonne société informerait par lettres un ami vivant en province du déroulement du procès d’Arnauld à la Sorbonne. La première lettre parait en janvier 1656, anonymement et clandestinement.

Après la troisième, le théologien ayant été condamné, Pascal change de cible : il s’attaque désormais exclusivement à la Compagnie de Jésus. Celle-ci est dès lors incarnée par un Père naïf et pédant, qui durant plusieurs entretiens expose au narrateur les plus coupables maximes morales défendues par les jésuites, sans en percevoir la gravité, ni l’indignation de son interlocuteur. Avec la onzième lettre, se produit un second tournant : l’auteur abandonne cette fois la fiction pour répliquer directement aux jésuites, qui ont entre-temps produit plusieurs réponses. Les Provinciales cessent de paraître en mars 1657, pour des raisons mal connues.

Malgré une forte répression des autorités politiques, l’œuvre a fait évoluer l’élite sociale qui constitue à l’époque l’opinion publique en faveur du jansénisme, tout en donnant une image négative de la Compagnie de Jésus en France. Les maximes morales laxistes dénoncées par Pascal font rapidement l’objet de la réprobation générale, et sont condamnées à plusieurs reprises par Rome. Néanmoins, les Provinciales n’ont pas eu le même succès quant à la défense du courant janséniste et de Port-Royal, l'abbaye qui l’incarne : dans les années qui suivent, les mesures de persécution provenant du roi de France et du Saint-Siège redoublent à leur égard. D’un point de vue littéraire, la réputation de l’œuvre n'a malgré tout jamais été remise en cause : celle-ci est aujourd’hui considérée comme un classique de la littérature française." (Wikipedia).

Resultats (61 - 90) sur 289Page:  <<  1  2   [3]   4  5  >>
25 rue du Maréchal Foch   78110 Le Vésinet
tel. 01 30 71 69 85
TVA intracommunautaire : FR87515091171
© Librairie Eric Zink Livres Anciens